Nature on the Board : Vivoices à Oxford pour faire avancer la gouvernance du vivant

Nature on the Board : Vivoices à Oxford pour faire avancer la gouvernance du vivant

Une trentaine d'administrateurs Nature, dirigeants, juristes et chercheurs se sont réunis à la Saïd Business School de l'Université d'Oxford

Le lundi 28 septembre 2026, une trentaine d'administrateurs Nature, dirigeants, juristes et chercheurs se sont réunis à la Saïd Business School de l'Université d'Oxford pour le Workshop « Nature on the Board ». Vivoices y était représentée par Frantz Gault et Niels de Fraguier.

Une journée pour structurer un champ émergent

Organisée par la Saïd Business School d'Oxford University, la journée avait une ambition claire : croiser les expériences de représentation de la nature dans les conseils, et en tirer des enseignements partagés.

Nathalie Seddon a ouvert les échanges en replaçant la gouvernance de la nature dans une dynamique de mouvement. Après des retours de terrain, une session était consacrée à la construction du champ : Vivoices y est intervenue par le biais de notre co-fondateur Niels de Fraguier, aux cotés de Lawyers for Nature et l'Earth Law Center, avec les réponses de Jen M. Lucey, Benjamin Franta et Juliane Reinecke.

L'après-midi a donné la parole aux administrateurs Nature eux-mêmes, venus de Faith In Nature, House of Hackney, la National Infrastructure Commission for Wales, Northern Playground (Norvège) et Norsys (France) avec le témoignage de notre co-fondateur Frantz Gault. La journée s'est conclue par un atelier collectif pour bâtir un « playbook » commun.

L'expérience de Vivoices au cœur des échanges

Pour Vivoices, ce rendez-vous était l'occasion de partager les expériences menées en France et à l'international, et de les confronter à celles de nos homologues britanniques et norvégiens.

Frantz Gault, auteur de La Nature au travail, a témoigné de son rôle d'administrateur Nature au sein du conseil du groupe Norsys, un dispositif pionnier en France. Niels de Fraguier, secrétaire général du comité des générations futures de Veolia, a apporté le regard d'un praticien des instances de long terme dans les grandes entreprises.

Ces échanges ont confirmé une intuition forte : des initiatives nées séparément, dans plusieurs pays, convergent. Elles gagnent désormais à se connaître, à comparer leurs méthodes et à construire des repères communs.

Quatre enseignements à retenir

  • La nature comme partie prenante de la gouvernance. Quand la nature a une voix, l'organisation doit reconsidérer ses décisions chaque fois que ses intérêts sont en jeu.

  • Des expérimentations vivantes. Gardiens de la nature, administrateurs Nature, mandataires, droits de participation, obligation de réexamen : autant de dispositifs qui préfigurent d'autres formes de gouvernance.

  • Une pratique ancrée dans la réalité des organisations. Au sens du sociologue Erik Olin Wright, ces institutions sont visionnaires : elles contestent l'idée que seuls les humains et les actionnaires peuvent gouverner. Et elles sont réelles, car elles sont déjà à l'œuvre dans des conseils d'administration.

  • Du risque au changement de paradigme. La gouvernance de la nature invite à dépasser la seule gestion des risques pour repenser la relation de l'entreprise avec les systèmes vivants dont elle dépend.

Merci aux organisateurs, à l'ensemble des intervenants et aux organisations partenaires pour la richesse de cette journée.

Vous souhaitez faire entrer la nature dans votre gouvernance ? Découvrez notre formation Administrateur·ice Nature ou contactez-nous. Et retrouvez-nous le 8 décembre pour notre conférence annuelle « Gouverner avec les vivants ».